L’association

DSC_0034Cécile Duflot, Ministre de l’égalité des territoires et du logement – Séverine Lemière, Présidente du FIT – François Hollande, président de la République – Marie Cervetti, Directrice du FIT – Le 25 novembre 2012.

Histoire de l’association

Dès sa création, en 1969, l’association pose les principes qui la fondent :

Accueillir, dans les principes de la laïcité, des jeunes femmes isolées de 18 à 25 ans, en situation régulière sur le territoire français, et, parmi les jeunes travailleuses, les plus démunies d’entre elles.

Pour ce faire, elle s’organise avec des salarié-e-s capables d’assurer des missions de suivi social et d’actions collectives.

La crise économique entraîne la paupérisation des jeunes femmes non qualifiées et en 1996, l’association développe un programme d’accueil en urgence pour une dizaine de résidentes prises en charge via la DASS (direction des affaires sanitaires et sociales) dans le cadre de son programme de lutte contre la pauvreté et la précarité.

Cette expérience se poursuit jusqu’en 2000, année où l’association décide d’accueillir 40 jeunes femmes dans le cadre de ce programme subventionné par la DASS.

Fin 2009, l’association ferme son activité FJT et devient exclusivement un CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale), consacré à l’accueil des jeunes femmes entre 18 et 25 ans, victimes de violences sexistes et sexuelles, sans enfants avec elles.

Qui sommes-nous aujourd’hui ?

A ce jour, le FIT gère un CHRS qui peut accueillir 60 jeunes femmes, soit une centaine de résidentes par an (91 en 2017, 108 en 2016 et déjà 73 de janvier à juin 2018).

Toutes les résidentes ont pour points communs d’avoir entre 18 et 25 ans, de vivre sans enfants avec elles et d’être victimes de violences sexistes et/ou sexuelles. Elles sont orientées au FIT, dans 13% des cas par les services sociaux, 10% des cas par le SIAO et dans 6% des cas par des associations droits des femmes (chiffres 2017).

Les 5 éducatrices spécialisées sur les violences faites aux femmes, suivent chacune une quinzaine de résidentes sur l’accès à l’emploi, au logement, à la santé et à la culture.

L’accompagnement des résidentes est ainsi global.

Un important travail est fait autour de l’insertion professionnelle, notamment à travers un atelier emploi animé par 2 éducatrices tous les mercredi après-midi, une étroite collaboration avec la mission locale (accès à la garantie jeune, travail d’élaboration du projet professionnel et/ou de formations qualifiantes…), et des partenariats mis en place avec Pôle Emploi, la régie de quartier mais aussi plus directement avec de grandes enseignes telles que l’Occitane, Casino ou encore Emploi d’Avenir ou Emmaüs. (en 2017, 1% de jeunes femmes sont arrivées au FIT avec un CDI temps plein, en décembre 2017 elles étaient 10%).

L’accès au logement est bien entendu au cœur du projet de chaque résidente. Du fait des violences subies et de l’isolement social qu’elles ont entraîné, 65% des résidentes accueillies en 2017, ont eu un parcours d’errance, et 35% d’entre elles n’ont pas eu d’autres solutions que la rue.

Le service éducatif met actuellement en place des conventions de partenariats avec de grands bailleurs sociaux (Axentia, Efidis…). Sur les 31 départs en 2017, 35% ont pu être orientées vers des logements autonomes (parc social, parc privé, FJT, résidence sociale ou résidence universitaire).

C’est également à travers un réseau de partenaires santé que les jeunes femmes sont accompagnées tout au long de leur séjour. 84% des résidentes en 2017 ont déclaré avoir des difficultés psychologiques, 84% souffrent de troubles lourds du sommeil, 49% de troubles gynécologiques et 25% ont déjà fait des tentatives de suicide. Toutes ces conséquences découlent directement de leur parcours empreint de violences.

En effet, en 2017, 77% d’entre elles ont déclaré avoir été victimes de violences intrafamiliales, 69% ont subi des violences sexuelles (49% des viols, 22% des viols conjugaux, 10% des viols par inceste) et 54% des violences conjugales.

Sachant tous les freins et traumatismes que provoquent ces violences, les éducatrices, avec chacune des résidentes, travaillent et aident à la compréhension des mécanismes de la violence et de leurs conséquences (physiques, psychologiques, sociales, comportementales…), pour mieux les enrayer.

Notre Conseil d’administration

Présidente : Séverine LEMIERE
Maîtresse de conférence IUT Paris Descartes, chercheuse sur le thème de l’égalité professionnelle et salariale femmes/hommes.

Trésorière : Marie BECKER
Juriste.

Secrétaire : Delphine JARRAUD
Chargée de mission, PRS-PRAPS-MILDT.

Administratrice : Kadia DIAGANA
Éducatrice spécialisée.

Administratrice : Françoise PICQ
Universitaire en retraite.

Administratrice : Iman KARZABI
Chargée de mission.

Administratrice : Isabelle STEYER
Avocate.

Administratrice : Cécile PUDEBAT
Avocate.

Administratrice : Awa KONATE
Conseillère de vente.

Directrice de l’association : Marie CERVETTI
mariecervetti@yahoo.fr