Ca tourne !

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Tout commence par une question: comment faire comprendre aux pouvoirs publics, aux associations généralistes, au grand public la situation des femmes victimes de violences? La question est suivie de plusieurs idées, puis l’idée d’un film est retenue. L’idée se prolonge par un projet. L’impulsons-nous ou recherchons-nous un partenaire financier? La seconde option est la plus efficace parce que la plus rapide et le conseil régional Ile de France semble le plus à même de financer cette nouvelle aventure. Arrive le moment de remplir le projet: expliquer, détailler, budgétiser, regrouper tous les documents compatables et administratifs, l’envoyer. Et recevoir quelques mois plus tard une réponse positive.

Il est alors venu le moment de passer à l’action. Travailler avec la réalisatrice, Judith Abitbol, pour caler les rencontres avec les résidentes. Apprendre à se connaître. Articuler sa présence en atelier avec celle des éducatrices. Et puis commencer à travailler. Faire émerger la parole. Apprendre. Déconstruire. Découvrir. Aimer Françoise Héritier. Lire avec les jeunes des passages de ses livres. Raconter, se confier, créer un groupe où la parole peut circuler sans être jugées. Tenter de comprendre sa propre histoire. Tenter de comprendre pourquoi les hommes sont la seule espèce à brutaliser, souiller, détruire, assassiner une femme sans raison. Comprendre les mécanismes de la domination masculine, puis de la violence et tout à coup réaliser que la honte doit changer de camp. Analyser les conséquences. Imaginer un film, se l’approprier. Ecrire le scénario. C’est là que nous en sommes. Tournage les 15 février, 16 et 17 février puis montage et sortie du film avant le 8 mars.

Mais auparavant, le 14 février nous danserons à Paris, comme dans 180 villes dans le monde, contre les violences masculines envers les femmes puisque nous soutenons la campagne « one billion rising » impulsée par Eve Ensler (créatrice des monologues du vagin) parce que les violences masculines envers les femmes c’est ni leur destin, ni une fatalité.